Saviez-vous que...

- Approfondissez vos connaissances! -

- Les Wildcats de Moncton fûrent la première équipe à subir 2 défaites aux mains du Drakkar (Les 26 septembre et 11 décembre 1997)...

- Le Drakkar a connu 2 mois pendant lesquels il n'a gagné aucun match (0-6 en mars 1998 et 0-4 en septembre 1998)...

- 7 des 10 premières victoires à vie du Drakkar fûrent contre des clubs des Maritimes (3 contre Halifax, 2 contre Moncton et 2 contre Cape-Breton). Les trois autres fûrent contre Val-d'Or, Rouyn-Noranda et Chicoutimi...

- Le premier mois durant lequel le Drakkar a joué pour une moyenne de 0.500 est février 1998. Ils ont malheureusement terminé la saison avec une moyenne de 0.243...

- Le match du samedi 21 avril 2001 (Centre Henry-Leonard) opposant le Drakkar au Titan d'Acadie-Bathurst est le deuxième plus long match des séries dans l'histoire de la LHJMQ. Un but en désavantage numérique de Yanick Lehoux du Drakkar à 6m37 de la troisième période de prolongation mettait fin à un match d'une durée de 106 minutes et 37 secondes. Le match s'est terminé vers 00h40. David St-Germain et Adam Russo étaient les gardiens. Le Titan élimina tout de même le Drakkar en six matchs..

- Sylvain Deschâtelets détient toujours le record (depuis 1999-2000) pour le plus de points dans un match avec 8 points...

- Le Drakkar compte cinq marqueurs de 50 buts et plus depuis ses débuts en 1997-1998. Marco Charpentier fût le premier à établir cette marque en 1999-2000. Yanick Lehoux, Charles Linglet, Joël Perreault et Alexandre Picard-Hooper sont les autres...

- Marco Charpentier fût le premier joueur du Drakkar à obtenir 100 points dans une saison (113 en 1999-2000). Huit autres joueurs ont réussi l'exploit depuis: Sylvain Deschâtelets, Yanick Lehoux, Charles Linglet, Pascal Pelletier, Olivier Proulx, Patrick Thoresen, Joël Perreault et François Bouchard. L'année 2002-2003 fût la plus prolifique de ce côté avec quatre marqueurs de 100 points dans la même année (Pelletier, Proulx, Thoresen, Perreault)...

- Olivier Proulx détient le record pour le tour du chapeau le plus rapide: 1m54! Exploit réalisé le 10 décembre 2002 lors de la 3ème période du match contre les Cataractes de Shawinigan...

- Le Drakkar a connu un mois parfait (fiche de 1.000) en mars 2003. Sept victoires en autant de parties...

- L'entraîneur-chef Éric Dubois a fait carrière dans la LHJMQ pendant 5 saisons (1986-1991) avec le Titan de Laval. En 321 parties, il a cumulé un dossier de 48 buts, 174 aides pour 222 points. Il a également amassé 562 minutes de pénalité...

- Éric Dubois a aussi joué dans la LHSPQ (Ligue de hockey semi-pro du Québec) avec les Royaux de Sorel en 2002-2003. Il a terminé la saison comme sixième marqueur de l'équipe avec une fiche de 7 buts et 28 passes pour 35 points en 50 matchs...

- Entre le 1er décembre 2002 et le 28 février 2003 (période de trois mois), le Drakkar a accumulé une impressionante récolte de 56 points (26v-6d-2dp-2n en 36 matchs), soit huit de plus que le total des saisons 2002-2003 (25 points) et 2005-2006 (23 points) de l'Océanic de Rimouski...
Source | Steeve Bruno | www.GoDrakkarGo.com

- Drakkar -
- Le bateau viking est un bateau scandinave du Moyen-âge, utilisé pour le commerce et pour le transport des soldats...

- Le bateau viking dispose d'un gouvernail, qui est un des traits caractéristiques des drakkars. Ce gouvernail était constitué par une sorte de rame courte à très large pale, fixée par des attaches de cuir à tribord arrière (tribord vient du norrois "styr bord", côté du gouvernail). Il était en effet possible de le relever très rapidement pour qu'il ne racle pas le fond, le bateau pouvant passer dans des courants très peu profonds en raison de son très faible tirant d'eau. La coque était constituée de planches superposées qui contribuaient à sa souplesse et à sa solidité. Bien que pouvant être polyvalent, le drakkar a une caractéristique; le skjaldrim, un bordage spécial où étaient placé les boucliers des rameurs pour servir de protections contre les projectiles...

- Le nom de "drakkar" sous lequel sont communément connus les navires vikings, quels qu’ils soient, est un barbarisme construit au XIXe siècle, inspiré du terme suédois moderne "drake" (dragon) – et non "dreki" en norrois – auquel un double "k" a été ajouté pour en accentuer l’aspect exotique. Or les Vikings désignaient leurs embarcations, suivant leur forme et leur tonnage, sous les noms de "knörr", "snekkja" ou "langskip". Bien qu'aucun navire viking n'ait été retrouvé avec une tête de dragon en proue, on peut supposer que l'usage français du mot serait dû à un quiproquo...

- Les premières traces de cette forme de bateaux datent de l'an 1000. Cette forme est l'aboutissement d'une transformation progressive de la pirogue. Au IVe siècle, l'embarcation n'est plus un tronc unique creusé mais un assemblage de pièces de bois. Au VIIIe siècle, elle dispose d'une quille et peut transporter plusieurs dizaines de personnes, entre 90 et 200 selon les témoignages. Au XIe siècle, elle dispose d'une voile. La connaissance des bateaux des Viking provient principalement d'illustrations épigraphiques, de runes, de la Tapisserie de Bayeux, de diverses sagas et de l'archéologie des épaves. La découverte d'un rituel est à l'origine de la plupart des connaissances actuelles sur le sujet...

- Le peuple viking enterrait (à la mort d'un grand chef) le dignitaire ainsi que son bateau, servant alors de sépulture et le tout formant un tumulus. Ce fut la première fois à Gokstad, près de Sandefjord, où l'on a trouvé un bateau viking parfaitement conservé. Un autre a été trouvé en 1933 à Äskekärrremote...

- Dans le Boulonnais, au nord de la France, jusqu'à la fin du XXe siècle, les pêcheurs professionnels ont continué à utiliser un petit bateau viking pour la pêche côtière : le flobart, dont la coque est aussi constituée de planches à clins superposées. Les derniers, en bois, se trouvent à Audresselles et à Wissant. Certains navires de pêche sont encore fabriqués de la même façon dans les îles Lofoten (Norvège) ou en Russie...
Source | http://fr.wikipedia.org

- Snorri, la mascotte -
- "Snorri" fut le nom que les Vikings donnèrent au premier enfant né au Nouveau-Monde lors de leurs expeditions...

- Snorri Sturluson est né en 1179 à Hvammur. Fils de Sturla Þórðarson et de Guðný Böðvarsdóttir, il appartient à la famille des Sturlungar, alors la plus influente du pays...

- Snorri n’est pas élevé par ses parents mais, dès l’âge de trois ans, par Jón Loftsson — cette pratique est à l’époque une façon de sceller une alliance ou un accord. Jón Loftsson est l’un des chefs les plus puissants de l’île mais aussi un homme d’une grande érudition. Snorri passe sa jeunesse à Oddi, qui est alors l’un des principaux centres intellectuels de l’Islande. Il y découvre aussi bien la culture chrétienne que la littérature traditionnelle norroise : poèmes mythologiques et héroïques et premières sagas retraçant l’histoire des rois de Norvège ou les exploits de héros vikings...

- Homme politique, diplomate, historien et poète Islandais, Snorri Sturluson (1179–1241) était le principal écrivain Scandinave du Moyen Âge. Auteur de nombreuses sagas et de récits mythologiques, son œuvre constitue une source irremplaçable pour la connaissance de la mythologie Nordique...

- Une saga (mot Islandais) est un genre littéraire développé dans l'Islande médiévale, aux XIIe et XIIIe siècles...

- Régis Boyer (L'Islande médiévale, p. 189) a donné la définition suivante de la saga: "On appelle saga un récit en prose, toujours en prose, ce point est capital, rapportant la vie et les faits et gestes d'un personnage, digne de mémoire pour diverses raisons, depuis sa naissance jusqu'à sa mort, en n'omettant ni ses ancêtres ni ses descendants s'ils ont quelque importance". Notons encore qu'une saga n'est qu'extrêmement rarement une légende ou un conte. Le mot vient du verbe "segja" (conter, raconter). L'auteur d'un saga, souvent anonyme, est un "sagnamenn"...
Source | http://fr.wikipedia.org

- Historique de Baie-Comeau -
Baie-Comeau est une ville du Québec, située dans la municipalité régionale du comté de Manicouagan et dans la région administrative de la Côte-Nord. Baie-Comeau a été nommé ainsi en l’honneur de Napoléon-Alexandre Comeau, géologue et naturaliste de la Côte-Nord. La population approximative de la ville est de 23 000 personnes, 30 000 habitants en comptant les villages environnants.

La région de Baie-Comeau est industrielle. L'aluminium est un secteur important de son économie, une aluminerie d'Alcoa, y est installée. La production d'hydroélectricité y est importante grâce à la rivière Manicouagan qui compte 4 barrages hydroélectriques dont le barrage Manic 5, appelée barrage Daniel Johnson, qui est le plus grand barrage à voûtes multiples et à contreforts au monde. Il y a aussi le complexe Outarde, et plus récemment la Toulnustuc qui sont situés en périphérie de la ville. L'exploitation forestière est également un secteur majeur de son économie. La région de Baie-Comeau offre de nombreux attraits touristiques comme l'écotourisme, le kayak, des centaines de pistes de motoneige, la randonnée pédestre, une infinité de lacs et des paysages qui vous coupent le souffle à chaque détour. La plus grande ville de la Manicouagan est aussi un axe commercial majeur de l'Est du Québec.

Napoléon-Alexandre Comeau est un naturaliste canadien de la province de Québec, né le 11 juin 1848 aux Îlets-Jérémie (situés dans la municipalité de Colombier) sur la Côte-Nord. Il est mort en 1923 à Godbout. Après une enfance dans les bois et un an d'éducation formelle à Trois-Rivières, son père le nomme en 1860, à quatorze ans, "gardien de la rivière Godbout". Il sera par la suite postier, télégraphiste, adjoint du coroner (pratiquant même la médecine), pour devenir en 1879 surintendant des Pêcheries pour le gouvernement canadien. À partir de 1872, il se lie avec des naturalistes et publie des articles dans une revue américaine, "Forest and Stream" et fournit des spécimens de la faune et de la flore à des musés canadiens et américains. Il a écrit un livre: "La vie et le sport sur la Côte-Nord". À Godbout, un monument est dédié à sa mémoire où l'on peut lire: "Humble enfant du Nord, il sut avec autorité lire dans le grand livre de la nature tout en servant les siens et son pays". De plus, son nom a été donné à la ville de Baie-Comeau.

La présence autochtone innue et montagnaise sur le territoire avoisinant l’actuel Baie-Comeau remonte à près de 6 000 ans. Territoire forestier immense, la Manicouagan est une région riche par sa faune diversifiée, ce qui permet aux amérindiens de prospérer grâce à la chasse des loups-marins, ours, castor, orignaux et plus au nord, de cariboux. De plus, la rivière Manicouagan offre un bassin de pêche important et la rivière aux Anglais en est une à saumon. Aux alentours de l’an 1000 (date approximative), les explorateurs vikings s’intéressent à la Côte-Nord et à la région de la rivière Manicouagan. Des traces d’installations temporaires sont découvertes près de Baie-Comeau, ce qui inspirera le nom de la concession de hockey junior de la ville. En 1535, Jacques Cartier note l’existence de la rivière Manicouagan mais qualifie le pays de dangereux, les bancs de sable créés par cette rivière et la rivière aux Outardes étant peu favorable à la navigation. Les seuls colons intéressés par cette région sont les contrebandiers de fourrures et les missionnaires, en quête d’évangélisation des amérindiens. Il faut attendre le XIXe siècle pour que les premiers établissement permanents de la Manicouagan (Godbout, à 50 km à l’est de Baie-Comeau et Pointe-aux-Outardes, à 20 km à l’ouest de Baie-Comeau) s’installent.

En 1873, Jos Rouleau et un groupe d’hommes se rendent à la rivière Manicouagan, intéressés par le potentiel forestier de la région dans le cadre de la construction du chemin de fer en Nouvelle-Écosse. La scierie de la « Manicouagan & English Bay Export » voit donc le jour en 1898. Toutefois, dès 1900, les difficultés surgissent. Divers incendies de forêt ravagent les installations et les marées emportent parfois les réserves de bois. En 1907, après plusieurs années de difficultés, l’usine ferme ses portes et les travailleurs quittent en direction de Godbout. En 1920, les édifices restants sont détruits et en 1936, ce qu’on appelle aujourd’hui le Vieux Poste n’est plus que ruines.

Dès 1911, le président du conseil d’administration du Chicago Tribune, le colonel Robert Rutherford McCormick, propose la construction d’une usine de papier qui serait la propriété du journal, une première. S’installant d’abord en Ontario et fort de ce succès, McCormick favorise la fondation de plusieurs villages nord côtiers dont ceux de Shelter Bay en 1920 et de Franquelin, dans la Baie-des-Cèdres, en 1920 également. En 1922, à la suite des difficultés de la Première Guerre mondiale, un rapport forestier de la région située aux environs des rivières Manicouagan et aux Outardes est positif. Mais les concurrents surgissent à l’horizon, si bien que le soir du 30 janvier 1923, McCormick signe le bail des forêts de la rive est de la rivière Manicouagan pour la somme de 6 000$ par an. Le projet emballe de nombreuses personnes influentes dont le premier ministre québécois Louis-Alexandre Taschereau. La phase initiale du projet prévoit la construction d’un barrage hydroélectrique sur la rivière aux Outardes. Le site de construction du premier donnera naissance à un village, Chute-aux-Outardes. Ce projet prend fin en 1930. La seconde partie touche la construction du quai à l’anse à Comeau, site sélectionné pour la construction de la future usine de pâte et papier. Ce quai est complété également en 1930. Toutefois, le grand Krach économique de 1929 retarde les travaux et l’établissement d’autres installations. Il faudra attendre à 1934 pour que le projet reprenne vie…

Le 12 avril 1936, le Jean-Brillant mouille l’ancre dans l’anse à Comeau. Commence alors la construction de l’usine de pâte et papier de la Quebec North Shore Company. Le quai est reconstruit à neuf et la structure primitive actuelle est complétée dès cette année. Ville de compagnie, ce qui sera Baie-Comeau est strictement réservé aux travailleurs. Des bâtiments primitifs et temporaires sont construits près du site de construction de l’usine, ce qui donnera naissance à la future artère commerciale La Salle, connue actuellement sous l’appellation de Place LaSalle. Rapidement, hôpital, salon de barbier, cordonnerie, cafétéria et baraquements émergent. L’usine et l’entrepôt prennent également forme. Le 25 décembre 1936, le premier rouleau de papier est produit à l’usine de la QNS.

La construction fut à l’honneur en 1936. La situation diffère en 1937 qui voit la véritable naissance et fondation de Baie-Comeau dont les lettres patentes sont délivrées le 20 mai 1937. Les premières véritables maisons sont construites ainsi que l’édifice Arcade, premier édifice commercial de la ville. À la fin de cette année là, plusieurs édifices sont déjà construits sur l’avenue La Salle et plusieurs maisons forment les avenues Champlain, Laval, Hébert, Frontenac, Wolfe, Cartier, Dollard et Montcalm. En 1938, l’église Saint Andrew & Saint George et le presbytère anglican ainsi que l’hôpital Boisvert et le Manoir Comeau sont construits. La vie religieuse est assurée par l’arrivée des Sœurs Sainte-Croix au début des années 1940.

Tout au long des années 1940, Baie-Comeau prendra de l’expansion. La Seconde Guerre mondiale aura peu d’impact sur la vie ouvrière de Baie-Comeau. Toutefois, en 1943, on crée la Compagnie E du 2e bataillon des Fusiliers du Saint-Laurent à Baie-Comeau. Des explosions sont parfois audibles au large de Baie-Comeau et certains navires d’escorte disparaîtront lors de ce qui sera appelée la «Bataille du Saint-Laurent». En avril 1943, Baie-Comeau versera 305 000$ à la campagne des bons de la Victoire. Outre la guerre, un gigantesque incendie de forêt menace Baie-Comeau en 1941. Les craintes sont grandes, mais le 25 juin, l’incendie change de direction. En septembre 1943, la ville est reliée par voie routière au reste de la province. Les cloches de la nouvelle église Sainte-Amélie (catholique) sonnent la nouvelle de la fin de la guerre et l’arrivée du nouvel évêque du nouveau diocèse du Golfe du Saint-Laurent, Monseigneur Napoléon-Alexandre Labrie.

En 1946, Mgr Labrie cherche l’endroit idéal pour construire un hôpital et un séminaire et un endroit où installer son évêché. Les autorités municipales et de la QNS lui proposent le site du Mont Sec, mais Mgr Labrie choisit plutôt de s’installer près des ruines du Vieux Poste, à la rivière Amédée. Les autorités lui laissent la liberté de s’y installer, mais en lui spécifiant qu’il devra, avec ceux qui le suivront, assurer d’eux-mêmes le développement de cette région.

C’est ainsi qu’en 1949, Mgr Labrie fonde la ville de Hauterive à quelques kilomètres à l’ouest de Baie-Comeau. Cette ville prendra un visage plus commercial que Baie-Comeau. Le Centre hospitalier régional de Hauterive (aujourd’hui de Baie-Comeau), le Séminaire de Hauterive (aujourd’hui le Cégep de Baie-Comeau) voit donc le jour, suivi quelques années plus tard de la cathédrale Saint-Jean-Eudes, le tout à proximité du boulevard Joliet.

En 1951, on amorce la construction du barrage McCormick sur la rivière Manicouagan, près de l’embouchure du fleuve Saint-Laurent. Ce barrage aux capacités beaucoup plus grandes que nécessaires démontrera les capacités énergétiques de la région.

Cette immense capacité énergétique pousse des investisseurs britanniques à former la Canadian British Aluminium, une compagnie axée vers l’aluminium et qui débute des travaux d’aménagement d’une nouvelle usine un peu à l’est de l’usine de la QNS. Les travaux, initiés en 1955, permettent aux premières cuves d’entrer en action en juin 1958. Baie-Comeau connaît une expansion fulgurante.

De plus, la Cargill Grain entre en jeu en 1959. La grande céréalière entreprend la construction de silos à grains, profitant ainsi du site portuaire naturel de l’anse à Comeau.

L’émergence de ces deux nouvelles entreprises fait augmenter rapidement la population baie-comoise. Les quartiers Sainte-Amélie et Saint-Nom-de-Marie prennent de l’expansion alors qu’un nouveau quartier, le Saint-Georges, voit le jour près de la nouvelle aluminerie.

Finalement, Hydro-Québec annonce de nouveaux travaux sur la rivière Manicouagan. Les travaux de construction des barrages hydroélectriques de Manic 2 et Manic 5 prennent leur envol en 1958.

Si les années 1950 et 1960 ont été très profitables à Baie-Comeau, la situation se complique dans les années 1970 et 1980. La récession économique bat son plein à la suite des différentes crises pétrolières et les différents chantiers d’Hydro-Québec en souffrent.

Sept barrages et centrales hydroélectriques seront érigés jusqu’à la fin des années 1970 dans ce qu’on appelle le complexe Manic-Outardes. Les grandes industries complètent leurs travaux de nouvelles constructions et de rénovations des anciennes. Certaines infrastructures municipales sont remplacées, tel que le centre récréatif, détruit en 1969 et remplacé dès 1971. Baie-Comeau est encore prospère, le commerce est resplendissant. Sans oublier la jumelle Hauterive : la situation, quoique moins prospère, est également excellente.

Dès 1967, on songe à la fusion des deux villes jumelles. Toutefois, les deux villes séparées d’à peine cinq kilomètres sont rivales et les mentalités sont opposées. Baie-Comeau est une ville plutôt industrielle, plus prospère, alors qu’Hauterive est une ville axée sur le commerce et profitant moins des zones industrielles. La population de Baie-Comeau est contre une éventuelle fusion (90% de la population en 1976) alors que ceux de Hauterive sont favorables à une telle mesure. Ces divergences d’opinions vont même modifier la donne politique provinciale dans la région puisque le Parti québécois de René Lévesque au pouvoir est en faveur de la fusion.

Le lundi 30 novembre 1981, Jacques Léonard, ministre des Affaires municipales, dépose le projet de loi 37 qui force la fusion des deux villes. Le maire de Baie-Comeau, Henry Léonard, farouche opposant à cette fusion, annonce que « la guerre est déclarée! » Le député Lucien Lessard refuse de reculer et le 23 juin 1982, la fusion est adoptée sans référendum.

Cette fusion provoquera une lutte politique entre l’ancien maire de l’ancien Baie-Comeau, Henry Léonard et le dauphin de l’ancien maire de Hauterive, Roger Thériault.

C’est finalement à cette époque que le Baie-Comois Brian Mulroney sera élu premier ministre du Canada en 1984.

La fin des années 1980 et les années 1990 amènent une consolidation des acquis sans réel avancement pour Baie-Comeau. La rivalité entre les deux anciennes jumelles se poursuit mais montre des signes d’essoufflement.

La papetière QNS changera de nom et de propriétaires à plusieurs reprises, passant à la Québec et Ontario puis à Donohue pour finalement être reprise en main par Abitibi-Consolidated. De nombreuses rénovations sont effectuées.

L’aluminerie CBA quant à elle passera entre les mains de la Société Canadienne de Métaux Reynolds et de l’américaine Alcoa. L’aluminerie de Baie-Comeau, à la suite des agrandissements de la fin des années 1980, devient l’une des plus importantes au monde.

Les PME se multiplient sur le territoire de Baie-Comeau. D’autres projets voient le jour : la Salle de spectacle est construite au début des années 1990 et la forestière Kruger s’installe à Ragueneau près de Baie-Comeau. Le CÉGEP de Baie-Comeau est rénové ainsi que l’hôpital.

Il ne faut pas oublier de mentionner la crise des BPC de 1989, entreposés au nord de Baie-Comeau à la suite du grand incendie de Saint-Basile-le-Grand, après une initiative du gouvernement de Robert Bourassa. L’entreposage et la destruction de ces déchets dangereux durera huit ans et la saga prendra fin en 1997.

Finalement, les années 1980 et 1990 verront l’apparition de plusieurs projets et événements culturels et sportifs : le Symposium de Baie-Comeau, les rénovations de l’église Sainte-Amélie, les Jeux du Québec, l’arrivée d’une équipe de la LHJMQ, le Drakkar de Baie-Comeau, etc.

Comme la plupart des municipalités québecoises avec une économie primaire axée sur la forêt et autres industries lourdes, Baie-Comeau fait face à des défits de taille depuis la fin des années 1990. La crise du marché du bois d'œuvre a déjà causée une mise à pieds temporaire d'une centaine de travailleur à l'été 2006 à la Scierie Manic et l'état moribond du marché du papier journal menace à moyen terme les activités de la papetière Abitibi-Consolidated. Pour ce qui est de l'aluminerie Alcoa, elle a tenté sans succès au début des années 2000 de signer une entente avec Hydro-Québec pour obtenir un bloc d'hydro-électricité à rabais, condition requise selon la compagnie pour moderniser la partie originale de l'usine qui a terminée sa vie utile. La dénatalité et surtout l'exode des jeunes vers la métropole (Montréal) ou les centres plus urbanisés tels que Québec sont des facteurs qui nuisent eux aussi à l'avenir de la municipalité et des services qui y sont offerts.
Source | http://fr.wikipedia.org